Projet Orphée & moi

Ce n’est pas ma bibliothèque initiale, mais c’est celle qui a émigré avec moi au Canada. Sans me vanter, je pense avoir la collection Orphée la plus complète de ce côté-ci de l’Atlantique.

Lire la poésie (de la collection Orphée)

Il y a quelques années, j’ai rassemblé un peu moins de 200 recueils (tous achetés d’occasion) de la mythique collection de poésie de poche Orphée, avant que celle ci ne soit à nouveau commercialisée par son éditeur, La Différence.

Quand j’ai dû acheter une deuxième bibliothèque rien que pour ma collection de poésie (je possédais déjà une centaine de volumes, tous éditeurs confondus), je me suis rendue compte que je n’avais pas pensé au temps que prendrait la lecture de tous ces livres (sans compter les livres empilés plus ou moins en cours de lecture : ceux empruntés à la bibliothèque et les miens).

Calculons. A raison d’un recueil hebdomadaire, ça fait 3 ans et 10 mois de lecture. Un blog pour garder le cap, tenir le journal de bord, m’a semblé être ce qu’il me fallait pour conserver un rythme, et conserver ma motivation.

J’ai donc crée Projet Orphée en 2013.

Dire la poésie

Dès le deuxième article publié, je me suis rendue compte qu’il manquait quelque chose d’essentiel : la voix du poème.

Lire de la poésie c’est bien, l’écouter, c’est mieux.

Je me suis donc acheté un enregistreur, appris les bases du montage audio, et depuis, je suis perpétuellement à la recherche de locuteurs de persan, japonais, arabe, néerlandais, bengali, arménien…

Même si je ne comprends pas un seul mot de ces langues, j’entends le rythme et les sonorités que les poètes y ont insufflé. Ajoutés à mes lecteurs impromptus, ce sont deux voix des poèmes données à entendre sur Projet Orphée.

Pour moi, les gens qui les lisent deviennent indissociables des poètes qui les ont écrit. Autrement dit, Hofmansthal aura pour toujours la voix de ma mère.

À propos de moi

Projet Orphée est né en 2013, après m'être retrouvée avec 200 recueils de poésie à lire et à chroniquer.
Dans les rayons de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, à Montréal en 2019.

Je m’appelle Daisy, j’aime les pâtes et la poésie. Comment elle s’écrit, se publie, se lit, se traduit. Je ne suis pas de celles et ceux qui pensent que « traduire, c’est trahir ». Comme dirait joliment Tizianna, une amie italienne : « N’importéqué !« 

Je suis franco-canadienne, j’ai une formation de bibliothécaire et de journaliste. Je travaille en bibliothèque et j’écris aussi comme pigiste pour des médias culturels. 

Je ne chronique pas de livres à la demande de leur éditeur ou de leur auteur.

Pour m’écrire : orpheeprojet@gmail.com

Sur Instagram : @projetorphee