Cent un quatrains / Omar Khayyam

« La pensée est toujours la même, c’est l’image qui change. » Voila ce que m’explique Mokhtar, docteur en littérature générale et comparée depuis peu, et qui récemment encore, était mon collègue (il a décroché un poste dans une université, youpi).

Mokthar est donc mon lecteur du jour et le passeur de ces poèmes, puisqu’il m’explique deux trois choses fort intéressantes : pourquoi, à certains endroits, le traducteur a changé des noms pour les remplacer par d’autres, pourquoi ce leitmotiv de jouisseur invoquant la triade vin-bonne chair-amours à chaque quatrain.

Il me précise que ces idées sont nouvelles à l’époque, d’où peut-être l’enthousiasme de Khayyam dans leur diffusion (là c’est moi qui m’avance. Si quelqu’un a une autre explication…) On pourrait s’en lasser si l’on n’était pas attentif aux variations qui rajoutent une facette de plus à l’idée, comme des miroirs à un kaléidoscope. Une forme poétique brève, des thèmes incontournables, et me vient l’exemple des haïkus célébrant la beauté des fleurs de pruniers/cerisiers. Il a beau en exister des centaines (et la tradition du haïku remonte à quelques siècles déjà), le sujet ne semble toujours pas épuisé.

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Cent un quatrains / Omar Khayyam. Traduction du persan et présentation de Gilbert Lazard. La Différence (Orphée) 1997.