Écrire et tenir salon : Anna de Noailles

Fany-un-seul-n (nièce de Gyordy, sœur de Vincent) est fascinée par les personnages charismatiques des communautés d’artistes des années soixante.

Edie Sedgwick, Nico, Marianne Faithful : muses et égéries
ont nourri l’art d’autrui, parfois au détriment de leur propres aspirations artistiques. Qui savait qu’Edie Sedgwick était diplômée en art ? Pas moi.

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Égéries sixties, un des livres de chevet de Fany

On se rappelle d’elles par association, alors que certaines sont devenues artistes à leur tour ou étaient déjà reconnues avant d’inspirer plus célèbre qu’eux (Yoko Ono).

C’est pour ça que j’ai proposé à Fany de lire Anna de Noailles. Ce n’est pas une muse mais une mécène et mondaine, dont les ambitions personnelles ont fait grincer des dents plus d’un envieux.

Authentique princesse (Bibesco de Roumanie), devenue comtesse française par mariage, Anna de Noailles est jeune, riche et belle et son salon littéraire attire l’élite intellectuelle. Elle a une personnalité très volubile, un esprit brillant et bouillonnant.

Elle qui possédait déjà intelligence, beauté, richesse et influence, voila qu’elle rejoint le rang des écrivains et poètes.

Et là aussi, tout lui sourit : en 1921, elle est la première femme à entrer a l’académie royale de langue et littérature françaises de Belgique. A titre de comparaison, il faut attendre 1980 pour que Marguerite Yourcenar ait ce même honneur à l’académie française.

Son succès est-il mérité ?

Jugez-en vous même avec le poème Si je n’aimais que toi en toi, lu par Fany-un-seul-n.

couv_anna de noaillesAnna de Noailles, L’offrande. Choix et présentation de Philippe Giraudon. Orphée, La Différence. 1991