Tibulle, latin lover

Les élégies de Tibulle (-50 à -19) sont, outre les louanges champêtres (bonheur de la vie simple à la campagne -mais avec des serviteurs quand même-, loin du matérialisme citadin) le récit de ses déconvenues amoureuses. Délie et Tibulle Que l’être aimé s’appelle Délie, Marathus ou Némesis, Tibulle est invariablement malheureux en amour. Mais c’est Délie qui a droit à 6 élégies, et c’est elle … Continuer de lire Tibulle, latin lover

Écrire et tenir salon : Anna de Noailles

Fany-un-seul-n (nièce de Gyordy, sœur de Vincent) est fascinée par les personnages charismatiques des communautés d’artistes des années soixante. Edie Sedgwick, Nico, Marianne Faithful : muses et égéries ont nourri l’art d’autrui, parfois au détriment de leur propres aspirations artistiques. Qui savait qu’Edie Sedgwick était diplômée en art ? Pas moi. On se rappelle d’elles par association, alors que certaines sont devenues artistes à leur … Continuer de lire Écrire et tenir salon : Anna de Noailles

« Veux-tu vivre heureux ? Apprends d’abord à souffrir » Ivan Tourgueniev

J’ai tenté de résister au cliché, mais il a été plus fort que moi.  J’ai donc choisi cet extrait. La faute à Dostoïevski : “Je crois que le principal, le plus profond besoin intime du peuple russe, c’est un besoin de souffrance, perpétuel et jamais assouvi, partout et en tout.” Fiodor Dostoïevski. Journal d’un écrivain. Avec Gogol (Les âmes mortes) et Tolstoi  ils ont donné vie … Continuer de lire « Veux-tu vivre heureux ? Apprends d’abord à souffrir » Ivan Tourgueniev

Les poètes voyagent, Priscilla aussi.

Priscilla, c’est ma soeur. Jumelle. Colocataire. Collègue. Depuis quelques semaines, nous ne sommes plus « que » jumelles, puisque j’ai changé de travail, d’appartement, et de pays. Pour garder sa voix le temps de se retrouver, j’ai évidemment voulu l’enregistrer lisant des poèmes. Ceux qu’elle lit évoquent des endroits où elle a voyagé, parfois plus d’une fois. Il y en a sept : Roger Bodart, Québec Anna de Noailles, … Continuer de lire Les poètes voyagent, Priscilla aussi.

3 poètes québecois : Loranger, Morin et Nelligan

Après Hector de Saint Denys Garneau, je poursuis mon exploration de la poésie de la Belle Province. Nancy, ma lectrice du jour est une québécoise de Gaspésie, qui a rencontré Samuel, un français d’Alsace. Ce dernier a eu la bonne idée d’être le fils d’amis de ma mère. (merci maman) Elle m’a donc lu les des extraits de Loranger, Morin et Nelligan, les trois poètes classiques … Continuer de lire 3 poètes québecois : Loranger, Morin et Nelligan

Les pas de l’eau / Sohrab Sepehri

Peintre, poète, voyageur, Sohrab Sepehri est moderne. Moderne dans la forme poétique, et moderne pour la pensée occidentale et orientale qu’il y introduit. Mais il n’est pas le seul à rompre avec la tradition. Mokhtar, introduit dans l’article sur Omar Khayyam, se trouve être un spécialiste de Nima Youshij. Il m’a expliqué leur énorme influence sur la poésie iranienne contemporaine. Avec Ahmad Shamlou et Forough … Continuer de lire Les pas de l’eau / Sohrab Sepehri

Ugo Foscolo

Découvrez Ugo Foscolo en même temps que Maria, ma lectrice du jour. Tout comme le poète dans ce portrait, vous en serez tout ébouriffé ! Maria est née de parents italiens arrivés en Lorraine au début des années soixante. Ils ont été surpris par la rareté du tout-à-l’égout, qui était déjà répandu en Italie, même dans la campagne. Non sans ironie, ils ont dû s’habituer … Continuer de lire Ugo Foscolo

Izumi Skikibu, Splendeurs et misères d’une dame de cour

Aurait elle été moins scandaleuse si elle avait été une courtisane plutôt qu’une femme divorcée ? Les intrigues amoureuses sont le quotidien de la vie de cour, alors pourquoi ce déchaînement contre elle ?  Voila les questions que je me pose à la lecture de ce recueil. Deux sujets sont récurrents : se languir de l’être aimé et le harcèlement permanent qu’elle subit à la … Continuer de lire Izumi Skikibu, Splendeurs et misères d’une dame de cour

Non, le romantisme, c’est pas ‘cute’: Karoline von Günderode

Hölderlin, Attila Joszef et maintenant Günderode. Leur point commun, outre d’êtres poètes, est d’avoir mis fin à leur vie. Mais pour Günderode comme pour Hölderlin, le suicide était presque de rigueur à leur époque. Siècle de la mélancolie, Sturm and Drang, effet Werther…. C’est à se demander par quel sortilège le romantisme en est venu à signifier un dîner aux chandelles. En tout cas, Karoline … Continuer de lire Non, le romantisme, c’est pas ‘cute’: Karoline von Günderode