3 poètes québecois : Loranger, Morin et Nelligan

Après Hector de Saint Denys Garneau, je poursuis mon exploration de la poésie de la Belle Province. Nancy, ma lectrice du jour est une québécoise de Gaspésie, qui a rencontré Samuel, un français d’Alsace. Ce dernier a eu la bonne idée d’être le fils d’amis de ma mère. (merci maman) Elle m’a donc lu les des extraits de Loranger, Morin et Nelligan, les trois poètes classiques … Continuer de lire 3 poètes québecois : Loranger, Morin et Nelligan

Les pas de l’eau / Sohrab Sepehri

Peintre, poète, voyageur, Sohrab Sepehri est moderne. Moderne dans la forme poétique, et moderne pour la pensée occidentale et orientale qu’il y introduit. Mais il n’est pas le seul à rompre avec la tradition. Mokhtar, introduit dans l’article sur Omar Khayyam, se trouve être un spécialiste de Nima Youshij. Il m’a expliqué leur énorme influence sur la poésie iranienne contemporaine. Avec Ahmad Shamlou et Forough … Continuer de lire Les pas de l’eau / Sohrab Sepehri

J’étais au marché de la poésie à Paris

De belles rencontres, une déception, un moment people : ma journée résumée en tweets, photos et vidéo. Samedi 11 juin 2016, j’arrive place Saint Sulpice (devant l’église du même nom) pour l’avant dernier jour du 34e marché de la poésie. C’est la troisième et dernière fois que je m’y rends, puisque je quitte le pays et le continent en septembre. Voila à quoi ressemble la … Continuer de lire J’étais au marché de la poésie à Paris

Ugo Foscolo

Découvrez Ugo Foscolo en même temps que Maria, ma lectrice du jour. Tout comme le poète dans ce portrait, vous en serez tout ébouriffé ! Maria est née de parents italiens arrivés en Lorraine au début des années soixante. Ils ont été surpris par la rareté du tout-à-l’égout, qui était déjà répandu en Italie, même dans la campagne. Non sans ironie, ils ont dû s’habituer … Continuer de lire Ugo Foscolo

Izumi Skikibu, Splendeurs et misères d’une dame de cour

Aurait elle été moins scandaleuse si elle avait été une courtisane plutôt qu’une femme divorcée ? Les intrigues amoureuses sont le quotidien de la vie de cour, alors pourquoi ce déchaînement contre elle ?  Voila les questions que je me pose à la lecture de ce recueil. Deux sujets sont récurrents : se languir de l’être aimé et le harcèlement permanent qu’elle subit à la … Continuer de lire Izumi Skikibu, Splendeurs et misères d’une dame de cour

Où je parle du Projet Orphée dans la revue Le Pied de La Lettre

Maud Lehodey, la présidente de l’Amicale des Lettres de l’Université de Strasbourg et ma collègue quelques heures par semaine, m’a invitée à parler du Projet Orphée dans le numéro d’avril de la revue Le Pied de la Lettre, un vrai périodique, avec un ISSN et tout !Depuis le temps que je lui en parlais (à elle et à mes collègues en général, que je remercie pour leur … Continuer de lire Où je parle du Projet Orphée dans la revue Le Pied de La Lettre

Non, le romantisme, c’est pas ‘cute’: Karoline von Günderode

Hölderlin, Attila Joszef et maintenant Günderode. Leur point commun, outre d’êtres poètes, est d’avoir mis fin à leur vie. Mais pour Günderode comme pour Hölderlin, le suicide était presque de rigueur à leur époque. Siècle de la mélancolie, Sturm and Drang, effet Werther…. C’est à se demander par quel sortilège le romantisme en est venu à signifier un dîner aux chandelles. En tout cas, Karoline … Continuer de lire Non, le romantisme, c’est pas ‘cute’: Karoline von Günderode

Dernières acquisitions

Le passage à la caisse de la librairie a été douloureux, puisque j’ai découvert que la collection est passée à 8€ et 10€ (contre 5€ ou 7€ auparavant, selon le nombre de pages). Victor Segalen. Stèles. Guillaume, mon lecteur, a choisi le célèbre poèmes Diversité (et on le comprend ; quel poème !) Emily Dickinson. Escarmouches (traduit de l’américain par Charlotte Melançon). Rien ne presse pour l’anglais, … Continuer de lire Dernières acquisitions

Six fois Anna Akhmatova

Umberto Eco a dit que traduire, c’est ‘dire presque la même chose‘. Il parlait de l’opération de transformation et donc d’altération d’un texte d’une langue source vers une langue cible. Mais c’est valable aussi lorsque les traductions différent entres elles, comme c’est le cas pour les six versions françaises du Requiem. Presque est un mot qui invite les nuances. Voici cinq plus une, faite en … Continuer de lire Six fois Anna Akhmatova

L’énergie contrariée d’Attila Joszef

Comme il faut savoir saisir les opportunités dans la vie, j’ai profité d’un mariage pour faire lire des poèmes d’Attila Joszef aux invités magyarophones. On dit que le hongrois est la seule langue au monde que le diable respecte. Pour sa difficulté … diabolique ? Mais ce n’est pas seulement sa langue qui a rendu la vie difficile au poète Attila Jozsef. Son ami Arthur … Continuer de lire L’énergie contrariée d’Attila Joszef